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Je me nomme Marie et j’ai le TSAF.

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Quand j’étais enfant, les centres jeunesse m’ont prise en charge.
Cela n’a pas été très facile au début. J’ai fait trois familles d’accueil avant de trouver enfin un endroit qui m’accepte.
Je n’étais pas facile à comprendre. J’avais plusieurs problématiques. Troubles de l’attachement, déficit de l’attention, graves difficultés d’apprentissage, problèmes relationnels et j’en passe.
Mes parents d’accueil ont travaillé fort avec moi. Il faut dire que moi aussi je voulais et je veux encore beaucoup réussir ma vie.
Cela a pris 7 ans avant que ma mère d’accueil rencontre le docteur Jean-François Chicoine lors d’une conférence.
Dr Chicoine parlait de l’adoption, du lien d’attachement, du conflit de loyauté et surtout du SAF (TSAF / Trouble du spectre de l’alcoolisation feotale).
Ma mère d’accueil avait les larmes aux yeux. Elle venait de mettre le doigt sur ce que j’avais finalement.
Mais pas facile de trouver quelqu’un qui connaît le TSAF et surtout qui est capable de le diagnostiquer.
Nous sommes allées voir mon pédiatre, il avait entendu parler du TSAF mais sans plus. Il a essayé avec des documents de me diagnostiquer. Dans son rapport, il a écrit que j’avais plus de la moitié des traits d’une personne atteinte du SAF.
Cela ne nous donnait pas grand chose. Que fait-on avec un tel diagnostic?
Alors ma mère d’accueil a contacté l’assistante du Dr. Chicoine, elle a discuté longuement avec celle-ci et a pu avoir un rendez-vous avec le médecin. Mais je devais auparavant me faire évaluer par une neuropsychologue. Elle a découvert entre autres que j’avais une dyspraxie et une dyscalculie en plus de mon déficit d’attention et d’autres limitations.
Je suis donc arrivée à l’hôpital Ste-Justine et j’ai rencontré le docteur Jean-François Chicoine. On a parlé, il m’a examinée, il m’a posé pleins de questions, on aurait dit qu’il savait tout de moi, même les gestes bizarres que je fais parfois sans savoir pourquoi.
Il nous a confirmé que j’avais bel et bien le TSAF. Dr Chicoine trouvait exceptionnel que je sois en secondaire deux malgré tous mes problèmes, c’était déjà un exploit. Et que cela pouvait être ma limite.
Il a parlé à ma mère d’accueil d’un groupe appelé SAFERA qui pouvait nous aider à comprendre davantage ce qu’était mon problème.
Elle les a contactés et ils nous on donné plein d’informations essentielles pour ceux qui vivent avec le TSAF.
Depuis, je vis de plus en plus de réussites. Je joue de la flûte traversière, je suis des cours de manucure et surtout, j’ai passé tout mon secondaire deux. Je suis maintenant en secondaire trois et j’ai comme objectif de réussir mon secondaire cinq, malgré mes grandes difficultés. Je sais que je suis capable!



2 commentaires

#1 cricrie64 a dit :

Bonjour je suis famille d'accueil d'une jeune fille de 11 ans diagnostiquer tsaf donc
dyscalculie, disfonction non verbale , hypotonie , TDAH, retard de développement ,
Et j'en passe elle est en 6ieme annee en septembre classe régulière , je me à ta toute les années à l'école .

#2 Vertecampagne a dit :

Ah, c'est un BLOG CANADIEN. J'aurais du m'en douter. Je vis en FRANCE depuis 40ans et on commence juste à en parler un peu. Poussièreuse, la France, en tous les domaines. Dommage, je vais y finir ma vie (69ans et insuffisance cardiaque) MERCI

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