Rechercher | Plan | @

TSAF et autisme

aucun commentaire

 

TSAF et autisme: Désordres neurologiques à ne pas confondre!


Par manque de connaissances de la part des médecins ou des intervenants, ou par déni de la mère biologique et son entourage, ou manque d’informations confirmées par elle ou ses proches concernant sa consommation pendant la grossesse, le SAF et le TSAF (trouble du spectre de l’alcoolisation foetale) sont souvent confondus avec l’autisme.

Dan Dubovsky, un spécialiste du TSAF qui agit comme consultant pour le SAMHSA (organisme fédéral des États-Unis pour la santé mentale et l’abus de drogues et d’alcool) a gentiment autorisé SAFERA à traduire et publier l’article qu’il a écrit faisant état des similitudes et des différences entre les deux conditions. Si un enfant atteint de TSAF est dirigé vers une classe pour autistes, cela comblera-t-il ses besoins? À la lecture de ce qui suit, vous verrez que la réponse est négative…

 


Similarités entre le TSAF et autisme


Dan Dubovsky MSS
SAMHSA FASD Center for Excellence

Ce sont deux troubles du développement qui affectent le fonctionnement normal du cerveau, le développement, et l’interaction sociale.


Dans les deux conditions, la personne a:

  • souvent du mal à développer des relations avec les pairs
  • fréquemment des difficultés au niveau de ses échanges (donner et recevoir) dans les interactions sociales
  • des lacunes dans l’utilisation et la compréhension du langage du corps au cours des interactions sociales
  • une difficulté à exprimer ses besoins et désirs, verbalement ou autrement
  • souvent une durée d’attention limitée
  • une sensibilité anormale aux stimuli sensoriels, y compris une hyper ou hyposensibilité à la douleur


 
Différences entre le TSAF et autisme


Dan Dubovsky MSS
SAMHSA FASD Center for Excellence


 

TSAF

Autisme

  1. Survient aussi fréquemment chez les garçons que chez les filles
  2. Capable de communiquer avec autrui
  3. Des patterns particuliers sont rarement observés
  4. La communication verbale peut être lente à se développer mais elle ne comporte généralement pas de limites significatives
  5. Difficulté au niveau du langage réceptif; le langage expressif s’améliore à mesure que la personne vieillit
  6. En général, le langage parlé est acquis.
  7. Bavarde spontanément
  8. L’écholalie est rare
  9. On n’observe pas de mouvements stéréotypés
  10. Les comportements rituels sont rares
  11. On n’observe pas de gestes répétitifs; des problèmes de motricité globale et fine et/ou d’équilibre peuvent être présents
  12. Sociable et ouvert-e
  13. Difficulté avec les changements et les transitions
  14. Peut partager son plaisir et rire
  15. Capable d’exprimer une variété d’émotions
  16. Amusant-e; bon sens de l’humour
  17. Microcéphalie plus fréquente
  1. Survient 4 fois plus souvent chez les garçons que chez les filles
  2. Difficulté ou impossibilité de communiquer avec autrui de façon véritable
  3. Caractère particulier des comportements, intérêts et activités
  4. Difficulté dans la communication verbale et non-verbale
  5. Difficulté à la fois dans le langage réceptif et expressif
  6. Certaines personnes ne développeront jamais le langage parlé
  7. Le discours est formel, robotique
  8. Écholalie-répétition de phrases et de mots
  9. Mouvements stéréotypés
  10. Comportements rituels
  11. Gestes répétitifs, comme battre des mains, et/ou des postures anormales, comme marcher sur la pointe des pieds
  12. Reste à l’écart; préfère être seul-e
  13. Inflexibilité reliée aux routines et rituels
  14. Manque de spontanéitié dans le partage du plaisir
  15. L’expression émotive est limitée
  16. Difficulté à faire de l’humour.
  17. Macrocéphalie plus fréquente


Copyright: Dan Dubovsky, 2014  Traduction autorisée: SAFERA, 2015



Écrire un commentaire